Retour en France à Montesson le jeudi 10 mai 2012. Merci à tous ceux qui nous ont suivis durant cette aventure. L'hémisphère Sud en 280 jours

mercredi 28 septembre 2011

PEROU

PUNO et les îles péruviennes (lac Titicaca) - 23 au 27 septembre


Puno est le point de départ pour les expéditions sur les îles du lac, côté péruvien. Là, nous sommes dans l’altiplano, cette région aride, pauvre, mais splendide. Le lac est à 3810 mètres d’altitude. Que de légendes autour de ce lac ! En premier, rien moins que le berceau de la civilisation inca, puisque Manco Capac en serait sorti des eaux pour ensuite fonder Cuzco. Une partie du trésor inca y serait également engloutie. Les incas traversant le lac avec des tonnes d’or pour la rançon de l’empereur Atahualpa, apprenant que Pizarro n’avait pas tenu parole et finalement lâchement assassiné l’Inca, décidèrent de jeter le trésor dans le lac. Comme le commandant Cousteau, nous avons cherché, mais fini par abandonner. Un roi-soleil d’un peuple du lac se serait aussi enfui des rives et même des Andes pour prendre la mer : un certain Kon-Tiki, qui a dû largement inspirer Thor Heyerdal pour son célèbre voyage vers la Polynésie… on en reparlera.
  


Parmi les îles proches, les îles Uros (les indiens Uros ont disparu et des indiens Aymaras ont compris qu’il pouvait être intéressant de se faire passer pour leurs descendants…) sont des îles complètement artificielles, faites de roseaux. Ces îles peuvent se diviser ou au contraire se regrouper ; elles regroupent chacune 5 à 10 familles.


 
Nous allons aussi nous promener sur l’île encore sauvage d’Amantani. Afin d’en profiter au mieux, nous choisissons d’y dormir une nuit, chez une famille. Les conditions sont sommaires, mais le contact avec la famille est agréable. Le petit garçon, Clever, 6 ans, nous montre ses acquis en lecture. Sa grande sœur de 12 ans, assise au coin du feu, ne dit rien, mais fixe longuement Juliette. Que pense-t-elle ? Peut-être y-a-t-il de l’envie, ou bien de l’indifférence, voire du mépris pour les touristes que nous sommes. Nous ne saurons jamais. Les repas sont copieux et très bons ; nous aurons droits aux petits poissons du lac frits au petit déj.
 

La traversée de l’île de Taquile est aussi une très belle balade. Comme Amantani, puis plus tard l’Isla del Sol, les décors nous font penser à l’Adriatique, voire aux Cyclades, avec des paysages rocailleux parcourus par de nombreux ânes. Pas d’oliviers cependant… et surtout une température de l’eau plus proche de celle des îles Feroe.
L’artisanat de Taquile est inscrit au patrimoine mondial, notamment en raison de la finesse de ses tissus. Les codes vestimentaires régissent une bonne partie des relations sur l’île : la couleur du bonnet détermine par exemple si l’homme est marié ou non, le côté sur lequel pend le pompon montre s’il recherche une amie, un chapeau de feutre noir sur un bonnet signifie qu’on a affaire à un représentant de l’autorité…


  
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AREQUIPA et le Canyon de la Colca  -  17 au 22 septembre

Nous découvrons la ville quasiment seuls à 5H30 du mat, après une nuit en bus « cama », peu de monde dans la « ville blanche » (car beaucoup de bâtiments sont construits en pierre de lave blanche). Quelques rues très agréables, une grande Plaza de Armas bordée d’une double rangée d’arcades avec sur son quatrième côté l’imposante cathédrale. Cependant en restant plusieurs jours dans la ville, le bruit et surtout la pollution automobile nous insupportent. Dès 6 heures du matin et jusqu’à 22 heures, comme dans beaucoup d’endroits en Amérique latine, la conduite à l’avertisseur sonore est un véritable mode de conduite ; il est impossible ici de trouver un endroit sans entendre klaxonner pendant dix secondes. Quant au nuage de pollution, rarement chassé par les vents ou la pluie, il voile régulièrement le volcan Chachani et le célèbre Misti aux allures de mont Fuji.
Mais il existe un endroit qui à lui seul vaut le détour par Arequipa : le Monastère Santa Catalina. Ce couvent, ouvert depuis plusieurs années au public et où il reste une trentaine de sœurs, est une véritable ville dans la ville. On traverse des dizaines de cellules, mais cellules plutôt 4 étoiles avec annexes pour servante. Chaque pan de mur coloré associé au ciel bleu de la ville et décoré de quelques plantes nous donne envie de faire des photos. Les enfants qui rechignaient un peu pour la visite, apprécient de se perdre dans les ruelles et passent un bon moment à tester le système de canaux qui alimentent les lavoirs.




 
L’autre grand classique de la région est la visite du Canyon de Colca. On aimerait bien s’organiser nous-mêmes pour y aller mais on hésite car les bus ne sont pas très fréquents dans le canyon. Et puis en bus, on ne peut pas s’arrêter prendre des photos. Randonnées dans le Canyon très physiques d’après ce que nous racontent des jeunes qui en reviennent, et à faire de préférence avec un guide. Des dizaines d’agences proposent les mêmes tours et nous ne sommes pas très chauds pour une visite en groupe. Après vote et moult discussions en famille et préparation psychologique pour affronter la vie en groupe, on se décide enfin pour un tour classique de 2 jours avec Cevitour sans grande rando.

Au final, on ne regrettera pas notre choix. Cette parenthèse « au vert » nous aura permis de découvrir les paysages de désert dès la sortie d’Arequipa, de battre notre record d’altitude à 4925 mètres (le Mont-Blanc que nous apercevions de haut paraissait bien petit), d’apprécier les anciennes terrasses incas et les bains chauds de la vallée de la Colca, de croiser vigognes, lamas, alpaguas au hasard d’un virage et d’admirer une dizaine de condors au dessus de nos têtes. Tout ça dans un petit bus pour 8 avec un guide très agréable, mais avec, en contrepartie, pauses déjeuner dans restaurants pour touristes et spectacle folklorique imposés ! En attendant, nous avons rencontré Guisella qui nous invite à Santiago de Chile.


Nous quitterons finalement Arequipa sur une excellente impression, après y avoir déniché quelques jolies places ou cours intérieures où nous nous sommes régalés d’empanadas et jus de fruits frais. Nous laissons donc Arequipa, la terrasse ensoleillée de l’hôtel où nous prenions les petits déjeuners, pour partir en direction de la pluvieuse Puno, au bord du lac Titicaca.
La route, empruntant une partie de voie menant au canyon, typique de l’altiplano, est magnifique. On revoit les vigognes, puis dans une zone de pampa, de nombreux troupeaux de vaches, moutons, ânes et alpagas nous accompagnent. Patricia et
Juliette aperçoivent également des flamants roses au bord d’un lac. Nous verrons enfin une douzaines de tornades plus ou moins puissantes… qui feront moins de dégâts dans le bus qu’un groupe de musiciens un tantinet éméchés.





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CUZCO et la vallée sacrée des Incas – Du 4 au 16 septembre 2011

Que dire de Cuzco, et par quoi commencer ? Ici, il semble que même les quartiers populaires soient moins sinistres qu’à Quito. Les constructions ressemblent davantage à des habitations, peut-être les couvertures en tuiles y faisant quelque chose. Quant aux environs du centre ville, c’est tout simplement splendide. Nous avions en tête les murs incas et c’est en fait le Cuzco colonial, avec ses rues pavées, ses places bordées d’arcades, son architecture harmonieuse, ses belles maisons coloniales avec balcons de bois sculptés et magnifiques cours intérieures, qui nous saisissent en premier. La ville, qui devint rapidement la capitale de l’empire inca, le nombril du monde andin (« cuzco » = « nombril » en langue quechua), fut la cible privilégiée des conquistadores, déterminés à anéantir la culture inca. Pourtant il subsiste de nombreux endroits, contrairement à Quito, où les constructions espagnoles s’appuient sur les fondations apparentes incas. Bref, située à 3400m d’altitude, s’étendant dans une vallée magnifique et entourée de montagnes, vous l’aurez compris : nous sommes tombés sous le charme….


Mais il a aussi fallu en payer le prix : partout il est fait mention du mal lié à l’altitude (soroche), et c’est probablement ce qui a affecté Juliette, qui a cumulé maux de tête, fièvre et même malaise. Les parents n’ont pas toujours fait les fiers après avoir grimpé à pas de sénateur quelques marches d’escalier. Sylien, lui, a continué de cavaler comme si de rien n’était…

Site inca de Pisac



Nous ferons les 30km qui nous séparent de Pisac en colectivos (bus), sur une très bonne route. Le village, au bord de la rivière Urubamba et très réputé pour son marché artisanal, est surtout dominé par un site inca de toute beauté (petite info pratique : désormais, il n’est plus possible d’acheter un billet seulement pour la visite, mais l’entrée doit faire partie d’un des boletos turisticos…). L’originalité du site est que plusieurs quartiers sont répartis dans la montagne, ce qui permet, après être montés en taxi, de faire une très belle randonnée en descente vers le village. La première vision est le saisissant panorama proposé par les terrasses en étage, avec leur muret anti-érosion bien entretenu. A bien y regarder, un détail intéressant : régulièrement, des pierres ressortant du muret font office d’ingénieux escaliers. Puis nous parcourrons les quartiers d’habitations, parfois labyrinthiques. Les fenêtres trapézoïdales, symbole de l’architecture inca, sont présentes partout. La promenade nous fera passer par des escaliers bien raides, un tunnel dit du Puma taillé dans le rocher, nous longerons des cavités inaccessibles dans la roche, en fait une gigantesque nécropole. La descente au village se termine par à nouveau de belles terrasses.


Forteresse inca d’Ollantaytambo

 Ce site est une énorme forteresse destinée à surveiller la route en direction du Machu Picchu. Un escalier bien raide monte au sommet. Impression étrange que de se dire que les conquistadores dans la région ont connu ici leur seule véritable défaite…


Pour nous, c’est d’ici que nous prendrons le train pour …

… le Machu Picchu, à la rencontre d’un mythe


Cette photo est dans tous les guides, sauf que celle-ci, c'est nous qui l'avons prise...

C’est le but ultime d’un séjour dans la région. Pour s’y rendre, il faut presque obligatoirement passer par Aguas Calientes (appelée ainsi pour ses eaux chaudes, mais maintenant dénommée « Machu Picchu Pueblo »), au pied de la montagne sacrée. Un premier plan « routard » permet par Santa Teresa et la centrale hydroélectrique de rejoindre le Machu Picchu sans se ruiner (et à condition d’avoir du temps). Nous, nous choisirons un accès plus classique. Un minibus nous emmène en effet jusqu’à Ollantaytambo (voir plus haut). De là, nous prenons un train (au prix touriste, même si désormais il n’y a plus de monopole et trois compagnies se disputent le marché, ce qui permet de faire baisser l’addition) pour Aguas Calientes. La pluie qui n’a pas cessé en fin de journée, nous a contraint à acheter des billets de bus pour grimper les 8 km nous séparant de notre but. Nous avons un peu confondu le climat de Cuzco, en principe à cette période sec et frais, et celui des environs du Machu Picchu, plus chaud et beaucoup plus humide en raison de sa situation proche de la forêt tropicale. Bien sûr, suite à nos vacances en Thaïlande, nous sommes équipés d’efficaces capes de pluie… qui sont restées dans nos sacs à Cuzco… Finalement, à 4 heures du matin, encouragés par le ciel étoilé, nous serons les premiers à longer à pieds, équipés de lampes frontales, la rivière Urubamba (les billets de bus serviront pour la descente, soulageant nos petites jambes fatiguées). Ici, petite parenthèse pour toi ami routard qui nous lit et qui veut être le premier à 6 heures du mat à l’ouverture du site : tu dois savoir qu’il y a un contrôle au pont avant d’effectuer la montée des 1600 à 1700 marches, mais aussi qu’une grille, qui ne s’ouvre que vers 5H, bloque désormais le passage. Une fois la grille franchie et la grimpette d’une bonne  heure effectuée, on a enfin le droit de pénétrer sur le site. Le premier panorama, du mirador proche de l’entrée, est une sensation inoubliable. Et puis nous traversons les quartiers et les places pour rendre à l’opposé, pour grimper au Wayna Picchu (vous savez, le pic qu’on voit partout sur les photos en arrière plan). La grimpette est plutôt ardue, et Patricia, sentant les nuages monter, nous fera croire à quelque difficulté liée au vertige (mais n’en croyez rien) pour nous inciter à redescendre avant le sommet. Bien lui en a pris, car la pluie fait son apparition dès que nous sommes en bas, et nous passons une petite heure en hommes des cavernes sous une roche à grignoter bananes et gâteaux secs. La visite des différents quartiers reprendra ensuite sous le soleil.

              



  
Etrange... Regardez bien...
Une fois revenus à Ollantaytambo, nous trouverons un taxi sympa qui nous ramènera à Cuzco.
Nous ferons tout d’abord une halte à Moray : ici, trois séries (dont une en excellent état) de terrasses agricoles, aménagées en cercles concentriques décrivent un paysage unique. Ces terrasses étaient en fait de vastes laboratoires agricoles où les Incas, semble-t-il, testaient des variétés dans un site où, microclimat aidant, de forts écarts de températures pouvaient exister entre les différents étages. Très impressionnant.
 
   
Le deuxième arrêt est pour les célèbres Salines de Maras : ici, accrochés sur les flancs de la montagne, près de 4000 bassins (dont les plus anciens datent de l’époque pré-inca) permettent d’exploiter les eaux salées sortant de nappes alentour. Spectacle là-aussi grandiose, mais où la présence humaine est ici forte avec des familles issues de deux communautés se partageant
 les bénéfices du sel vendu, dans des conditions extrêmement pénibles. On hésite entre fascination et compassion.
 De retour à Cuzco, nous ne bouderons pas notre plaisir de flâner à nouveau dans les rues du centre historique et n’oublierons pas de grimper au-dessus de la ville pour découvrir la grande forteresse de Sacsayhuaman, avec ses trois étages de remparts faits d’immenses pierres, une fois de plus aux angles multiples et néanmoins ajustées au millimètre. Les nombreux (et parfois violents) séismes dans la région n’ont que très peu d’effet sur ces constructions.

 
 Un grand merci à Marianella pour son accueil et ses conseils à Mama Simona et aussi merci à vous qui avez la gentillesse de nous lire. Vos messages également nous font très plaisir.

       
    

           

dimanche 4 septembre 2011

GALAPAGOS

LES GALAPAGOS – 27 août au 3 septembre

Nous avons passé une semaine sur l’île de San Cristobal. Ce n’est pas l’île de l’archipel la plus prisée par les touristes, et ça nous convenait plutôt… surtout que la haute saison était déjà terminée. La population de San Cristobal est regroupée dans un village, Puerto Baquerizo Moreno, qui est aussi la capitale politique de la province des Galápagos. Le reste de l’île héberge une nature plutôt hostile: montagnes aux plantes endémiques nichées dans la brume, vastes étendues de cactus et petits arbustes squelettiques. Ce village de pêcheurs, situé sur la baie des naufragés est « un endroit paisible et sa promenade au bord de l’eau joliment aménagée » nous dit le Routard. C’est exact… au tout du moins ça l’était jusqu’à notre passage. Nous on n’a rien cassé, c’est promis, mais pendant la semaine, à deux reprises, l’océan s’est déchaîné et les vagues, engouffrées dans la baie, sont venues endommager à plusieurs endroits ladite promenade. Ouragans en provenance des E.U.  ou du Japon, plus séisme et répliques au Chili, ont fait que ces jours-là le Pacifique l’était peu.
Cela a juste freiné notre envie de faire une traversée par bateau pour une autre île encore plus sauvage, mais ne nous a pas empêché de nous baigner tous les jours. Il faut dire que l’océan est ici un spectacle permanent. Rien que l’arrivée au petit port et sur la promenade est assez fascinante : ici les lions de mer font la loi, sur la plage, autour des jeux d’enfants, sur les bancs… Et puis dans les sites plus isolés (certaines plages ou baies) le spectacle commence par les airs avec les fous masqués et fous à pattes bleues qui font des vols piqués dans l’eau en rentrant leurs ailes au dernier moment avant de ressortir avec un poisson dans le bec ; les pélicans bruns, au vol harmonieux, tentent de les imiter, mais l’atterrissage dans l’eau est moins léger ; les frégates, elles, regardent ça de loin, tentant parfois d’attraper des poissons à la surface ou d’en chiper un à un fou. Il faut dire qu’elles ne plongent pas dans l’eau, et lorsque leurs ailes sont trop imprégnées d’eau de mer, elles vont les laver dans l’unique lagune d’eau douce des Galápagos, le Lago Junco, un lac niché dans un cratère.
 Au bord de l’eau, se chauffant au soleil, des centaines de lions de mer et d’otaries, qu’on a bien pris soin de laisser tranquilles, mais qui parfois viennent nous tourner autour lorsqu’on nage.
Sur les rochers proches de l’eau, crabes de toutes tailles et oursins (noirs, mauves et même verts). Des iguanes marins, presque aussi sombres que les roches volcaniques où ils aiment se chauffer le dos. Si par mégarde on s’approche trop, un sympathique crachat vous accueille. Enfin dans l’eau, une grande variété de poissons (raies et surtout requins se sont tenus à distance), mais le plus beau spectacle était sans conteste la nage paisible des tortues marines. Sylien comme Juliette ont eu leurs moments de bonheur avec les tortues.
Et leurs lointaines cousines terrestres, nous direz-vous ? Il y a bien une zone au nord de l’île San Cristobal où elles restent à l’état sauvage, mais l’accès difficile en bateau lors de notre semaine, et la faible probabilité d’en rencontrer, nous ont incités à n’en admirer que dans une réserve semi naturelle au sud-est de l’île.
Enfin un dernier mot sur le plus célèbre visiteur, Charles Darwin : sa mémoire est omniprésente sur l’île (c’est en effet sur San Cristobal qu’il a débarqué du Beagle, précisément au cerro Tijeteras, la baie où nous avons nagé en compagnie de tortues), alors qu’il n’est resté que quelques semaines aux Galapagos et que l’archipel n’est présente que dans 1% de son traité sur l’évolution. Mais il est vrai qu’il a trouvé ici un « laboratoire vivant », avec plusieurs dizaines d’espèces endémiques, qui lui ont permis a posteriori d’étayer sa théorie de l’évolution et de la sélection naturelle.

Une sélection de quelques photos sur le lien ci-dessous:

https://picasaweb.google.com/101028063797394664067/GALAPAGOS#

vendredi 26 août 2011

EQUATEUR

OTAVALO, 2600m, 90 km nord de Quito – Du 20 au 25/08/2011

Après le calme et l’isolement de la Sierra lors de notre séjour à Cahuasqui, nous débarquons un samedi à Otavalo, jour où le marché envahit les rues et il nous faudra un peu de temps pour nous habituer à l’agitation de cette ville commerçante. Les stands, tenus pour la plupart par des indigènes en costume traditionnel, sont un peu standardisés et la concurrence est vive : des centaines de bonnets, sacs, bracelets se retrouvent ça et là au fil des rues. On se demande si tout est vraiment de fabrication locale… Pas de doute pour les bracelets tissés avec dextérité sous nos yeux. Nous croisons quelques Français (reconnaissables à leurs habits de marque Quechua) et Américains, mais finalement peu de touristes. Les hôtels ne sont pas pleins. On sent les effets de la crise. Les adresses de restau données par le Routard n’existent plus. Le boom immobilier passe aussi par Otavalo.



Le temps étant à l’orage, nous réduisons notre programme d’activités à quelques balades quotidiennes au marché de la Plaza de los Ponchos. Selon l’heure de la journée, l’ambiance et l’affluence y sont différentes ; la fin d’après midi est souvent propice à quelques rabais et négociations express avant que les vendeurs ne remballent.
C’est ainsi que nous achèterons LE chapeau d’Indiana Jones !

En tous cas, nous serons marqués par la culture commerçante de cette ville et par l’attachement de ses habitants à porter le costume traditionnel : les femmes ont des blouses blanches brodées de fleurs, de longues jupes sombres tenues par de jolies ceintures tissées, des sandales de toile noires, un foulard sur les épaules et des colliers de perles dorés ou orangés. Les hommes portent chemises, sandales et pantalons blancs ainsi que ponchos et chapeaux, tout en laissant apparaître leur longue natte noire. Très élégant.


Un matin de ciel bleu, nous partons en balade au-dessus d’Otavalo. La ville est entourée de volcans. Le chemin passe par les quartiers plus défavorisés puis monte les collines qui entourent la ville à l’est et nous permet d’admirer les flancs cultivés du volcan Imbabura. C’est le matin, nous croisons quelques paysans qui travaillent dans les champs ; apercevons une maman qui lave son petit dehors à l’eau…sûrement fraîche ; passons devant l’arbre solitaire et sacré pour les indiens, le Lechero (arbre nourricier car du lait s’en échappe lorsque l’on casse une branche; la tradition veut qu’un enfant mort soit enterré à côté d’un lechero afin qu’il soit éternellement nourri). Nous poursuivons par le Parc des Condors puis terminons notre escapade sous la pluie, dans un chemin en pente traversant une forêt d’eucalyptus, par la cascade de Peguche, là encore un lieu sacré réservé aux ablutions rituelles lors de la fête du Soleil (Inty Raymi).





Parenthèse culinaire
En Equateur, le repas du midi est le plus important et se compose d’une soupe copieuse – parfois avec un pied de poule au fond …- et d’un plat de viande accompagné de riz (toujours) et d’un ou deux légumes (pommes de terre, frites, maïs grillé ou fèves). Un jus de fruit (souvent des sodas). Pas de dessert ou sinon un fruit. On a bien aperçu des gros gâteaux colorés, voire fluorescents dans les boulangeries (panaderias) mais on a préféré les regarder en vitrine !

Nous avons goûté plein de petits pains, des recettes de soupe différentes et franchement délicieuses à base de maïs, d’avoine, avec du lait et parfois servies avec du pop corn sans sucre. Parfois la pomme de terre est remplacée par le yucca : les enfants ont testé les chips de yucca. Les avocats sont aussi délicieux
Nous testons aussi régulièrement les jus de fruits de mûres, tomates d’arbres, fraise, banane, ananas, goyave et autres dont on ne se souvient plus des noms...
 

Et puis, courageux que nous sommes, on n’a pas hésité à goûter à l’Inca Cola. Avant de déguster, l’observation de la bouteille et la couleur de son contenant nous font penser au choix à l’huile ou à l’urine. Puis en testant, il faut bien en convenir, on a constaté que ça n’avait pas le goût d’huile…Vivement les vins argentins et chiliens !

Concernant les bananes, nous mangeons régulièrement plusieurs variétés : les patacones (grosses bananes vertes qui sont servies frits avec du fromage), des bananes guineo, des petites à la chair quasi orange très goûteuse….

A Otavalo, en raison de la fête del Yamor, célébrant la moisson, nous avons goûté dans une petite cantine locale le Yamor - plat généreux composé de viande, maïs frit, petits beignets de pommes de terre, d’empanadas (petits chaussons) - et la Chicha (boisson sans alcool élaborée à partir de 7 sortes de maïs fermenté). C’était bon et vraiment ambiance locale comme on aime. En revanche, on a manqué l’élection de Miss Yamor, les processions et les combats de coqs qui se déroulaient la semaine suivante.


On mange pour pas cher du tout en Equateur: en dehors des restaurants pour touristes, les locaux déjeunent dans de petites cantines (comedor), la soupe et le plat y sont à moins de 2$ ; bon ok, pas toujours très appétissant, mais comme il y fait sombre…

Nous ne mangeons pas toujours au restaurant pour tenir notre budget et nos estomacs: nous choisissons des hébergements où il y a une cuisine. Pour l’instant, nous cuisinons toujours un peu la même chose (riz, pâtes, œufs et 2 sortes de soupe Maggie, crème de poulet et poulet/ pâtes) car les petites boutiques sont très très peu achalandées et on ne peut pas toujours y entrer. On reste derrière une barrière et on dit ce qu’on veut en essayant d’apercevoir ce qu’il y a…Pas toujours simple ! Heureusement, sur les marchés, on trouve des fruits et légumes qui nous permettent de faire des salades composées et de nous gaver de bananes et oranges en particulier.
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CAHUASQUI, du 14 au 20 août


Nous atteignons l’après-midi la casa « Rana canto » à Cahuasqui de Nadine et Pascal (deux Français installés depuis 6 ans en Equateur). Les endroits plus isolés en Equateur doivent se compter sur les doigts de la main, même en tenant compte de l’Amazonie (bon, OK, un peu exagéré peut-être…). Le bus qui nous y a emmenés à partir d’Ibarra a dû être neuf un jour, mais c’est pas certain. Pas de soute (nos sacs ont fait leur petit effet), mais là on ne se pose pas la question de savoir si on aura la clim ou des sièges inclinables : on se demande surtout si les freins résisteront dans les descentes et si le moteur tiendra dans les côtes. Atahualpa devait voyager dans des conditions plus confortables dans la région, et en plus il ne se payait pas les odeurs de gazoil… Pascal nous expliquera plus tard que les chauffeurs sont la plupart du temps des gens locaux et c’est vrai que le nôtre a bien assuré dans courbes sinueuses au bord du précipice et sur les ponts en travaux.

Le village de Cahuasqui est perché sur une île rocheuse, et Rana Canto est la dernière maison en haut du village. De là-haut, dès notre arrivée, nous sommes saisis par la vue 360° sur les montagnes andines. Ils ont tout aménagé dans le terrain, deux chambres décorées avec goût, quelques emplacements de camping, des hamacs, une salle et une cuisine commune et surtout un jardin généreux et varié où ils cultivent de tout. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de goûter aux légumes et aux fruits lors de repas préparés par Nadine. Une fois encore, l’eau est un enjeu majeur : celle-ci est captée beaucoup plus haut et alimente le jardin, les champs alentour ainsi que le village par un réseau de petits canaux, ceux-ci étant en fonctionnement selon que l’on souhaite approvisionner telle ou telle zone du village.

Nadine et Pascal sont très impliqués dans la vie du village. Le Nissan jaune de Pascal permet de rendre un certain nombre de services aux gens du village. Ils essaient de consolider ou mettre au point de nouveaux chemins de randonnées. Ils commencent aussi à organiser des randonnées avec portage à l’aide des lamas qu’ils élèvent. Ces lamas sont une véritable curiosité même pour les locaux, puisque très peu de lamas sont élevés en Equateur, contrairement au Pérou par exemple. Nous assisterons à une séance d’entraînement réjouissante de chargement du mâle dans le véhicule.



Pascal nous emmène marcher dans le massif. Magnifique randonnée en compagnie du chien Jamal. Pause à la lagune Yanacocha, à un peu moins de 4000m. Pascal a vraiment bien fait les choses puisque 3 condors passent près de nous avant de monter en vol ascensionnel au-dessus du lac (hélas, pas de photo !).
Grâce à Nadine et Pascal, nous découvrons également une végétation très riche lors de petites balades autour du village: beaucoup d’espèces de cactées, des fleurs, des eucalyptus, des arbres utiles pour leur tronc résistant et insolites appelés « pincon » (cf photo), des arbres produisant une sorte de colle blanche appelés « lechero », des arbres « à papier » dont l’écorce est fine comme des feuilles. Ici, les haciendas ont conquis les terres et se sont organisées afin d’avoir des revenus quelques soient les conditions climatiques: en bas on cultive la canne à sucre, à partir de 2200m, place aux fèves, maïs, pois, base de la nourriture. A Cahuasqui, on cultive aussi des asperges et des artichauts mais pour l’exportation, car les équatoriens ne sont pas fans du goût amer. Puis arrive l’étage du « paramo », vers 2800m réservé aux pâturages que chevaux et vaches se partagent. 
A propos du paramo et de l’herbe caractéristique qui y pousse, la para, Pascal nous montrera un documentaire très émouvant sur le dernier mineur de glace d’Equateur. Grâce à cette herbe et avec une technique invraisemblable, il emballe comme du papier cadeau, des blocs de glace piochés seul, sans gants à plus de 5000m du plus haut volcan d’Equateur, le Chimborazo, et rapportés à dos d’ânes. Exercice répété deux fois par semaine pour lui permettre de les vendre au marché et de récolter à peine 8 dollars en fin de marché, voire moins si la journée n’a pas été bonne pour les vendeurs de jus de fruit….Et avec l’arrivée des congélateurs, la demande s’affaiblit de jour en jour. Sans doute s’épuisera-t-il jusqu’à la mort pour vendre ses blocs de glaces (vous pouvez voir des extraits sur youtube  « el ultimo hielero del chimborazo – baltazar » doc 1 &2).














D’un point de vue faune, là encore, nous apercevons quelques colibris attirés par la lavande mais aussi des oiseaux aux couleurs vives et des rapaces. Cultures et pâturages éloignés obligent, le cheval est très présent ; à notre arrivée lors du 15 août, des cavaliers fièrement éperonnés participent à la fête du village. Nous croiserons souvent de jeunes enfants avec leurs parents à crue surveillant leurs troupeaux dans le paramo. Evidemment chaque maison a ses poules, ses coqs et son chien actifs dès 5h, parfois un cochon qui traine dans le chemin, souvent des « cuys » (cochons d’inde) que nous ne verrons qu’en cage et pas dans notre assiette ; seule Juliette héritera d’un sac couineur sur ses genoux pendant un trajet de bus.






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CHILCAPAMBA - 6 jours inoubliables dans une famille indigène

Lundi 8 août 2011
Nous partons dans le bus de 6H30, pour rejoindre Quito. A Quito, changement de terminal de bus en taxi et départ en direction d’Otavalo à nouveau en bus. Là, bus puis pick-up pour atteindre notre but, le village de Chilcapamba. Le village est organisé en communauté ; cela signifie notamment que beaucoup de travaux destinés à l’intérêt général sont assurés de manière collective. Nous sommes accueillis chez Segundo et Virginia Morales. Ils ont 6 enfants. Les soirs, nous mangerons assis devant la grande cheminée de la cuisine très sobre. Dans la cuisine, la fumée envahit autant la pièce que le conduit. Chaque repas se compose d’une soupe riche et bien garnie et d’un plat de viande accompagné de légumes, riz et crudités. En tant qu’invités, nous goûterons également à de délicieux jus de fruits maison (ananas, fruit de la passion, tomate d’arbre, goyave, mûre…). Les conversations familiales se font en Quechua et la bonne humeur règne, surtout entre les enfants, complices. Il y a Rusty, environ 8 ans, Violetta, 11 ans, Daniel et David (14 et 16 ans), Graciella (17) et Ligia (19). Les plus jeunes vont tous à l’école ou au collège, Graciella fait des études de droit. Tous ont de longs cheveux très noirs.


Eduardo est le mari de la fille ainée. Il a 21 ans et en fait à peine 16. Ils ont un bébé de 2 mois. Il nous emmène sur les terres du village. Son but est de nous montrer les aménagements réalisés pour capter l’eau du rio et faire en sorte qu’un réseau d’irrigation (sequia) assure l’approvisionnement en eau pour l’ensemble du village. L’agriculture, principale ressource avec le maïs, les fèves, des fruits (avocat, mûres, fraises,…) et le quinoa, est en grande partie dépendante de cette eau. Paradoxalement, nous apprendrons plus tard que le maïs a souffert les mois passés de pluies trop abondantes. L’élevage est aussi très présent dans ces zones montagneuses. Tous les jours, nous constaterons en milieu de journée la levée d’un vent violent, pendant plusieurs heures, qui contribue à assécher un peu plus les sols agricoles. Très souvent aussi dans les conversations avec les gens de la communauté revient le sujet des perturbations climatiques et des difficultés qui en découlent (que planter ? à quel moment ? selon quel mode ?).
En chemin également, Eduardo nous parle de sa tristesse de voir disparaître tous les savoirs que ses ancêtres possédaient et qu’ils lui ont transmis. Il nous montre de nombreuses plantes ou arbustes qui servaient autrefois pour la fabrication de manches de couteaux et de couverts, pour les teintures de vêtements, pour l’élaboration de savons et bien sûr pour les soins, tels que mal de ventre, de dents, brûlures ou verrues. Il nous montre des plantes curieuses et aussi les immenses racines d’eucalyptus ou encore les longues tiges d’agaves qui sont coupées pour récupérer la sève qui, une fois fermentée, donnera un alcool local. Elles servaient aussi à la fabrication de cordages très solides.
           Lagune de Cuicocha                                                    Volcan Cotacachi

Mardi 9 août, Lago de Cuicocha
Magnifique lac d’origine volcanique, près du volcan Cotacachi. Des crêtes, nous avons une très belle vue sur Otavalo et sa région, et aussi le volcan Imbabura, dont le sommet accroche le plus souvent les nuages, et sur le Cayambe toujours enneigé.
Soleil couchant sur le volcan Imbabura
10 août, jour de la fête nationale.
Depuis le lever du soleil, Segundo se fait aider pour tracer les sillons dans son champ. A l’ancienne, bien sûr, avec deux bœufs. Nous les aidons à terminer les extrémités des sillons avec des pioches. Après le petit-déjeuner  collectif dans la cours et traditionnel (lait d’avoine, assiette de maïs grillé et de fèves), on sème. Par groupes de 2, il faut moins de 2 heures pour terminer de préparer le champ. Dans les trous sont semées à la fois des graines de maïs et de haricots car ces plantes se complètent par leurs apports réciproques (rôle de tuteur et d’apports minéraux notamment). Ensuite, en alternance on sème des graines de courges. Et cela se répète deux fois par an, grâce à la situation géographique et à la richesse du sol volcanique.
L’après-midi, match de foot où l’Equateur bat la France 12 à 11. Malgré une belle résistance, nous devons nous incliner, sans toutefois démériter ; un poumon supplémentaire nous aurait bien aidés. Le match retour prévu en plaine nous sera c’est certain plus favorable.


11 août, journée détente
Virginia travaille un jour par semaine dans une exploitation agricole de tomates (une finca). Le matin, nous lui apportons son repas. La ferme appartient à des Américains ; le chef de l’exploitation nous propose de revenir l’après-midi pour une petite visite des serres : 24000 plants de tomates, des lots renouvelés tous les mois. Ces tomates ne sont pas destinées aux marchés de Quiroga, Otavalo ou les environs, mais seront vendues à un grossiste de Quito.

12 août, une partie de la journée à Cotacachi
Bourgade paisible. Beaucoup de femmes y portent le costume traditionnel.

13 août, journée détente. Les enfants avancent bien leurs cours. Entre deux séances du CNED, ils font des parties acharnées de base-ball équatorien. Le soir nous montons tout en haut du village, seulement éclairés par la lune, jusqu’à la maison des parents d’Eduardo, où la maman vend sa production de produits artisanaux.



14 août. Il faut bien finir par partir. Mais auparavant, Rusty a pris son bain hebdomadaire et revêtu, comme son papa, le costume traditionnel. Une dernière photo. Départ émouvant et silence radio dans le taxi qui nous emmène au terminal de bus de Cotacachi.
Violeta et Rusty devant la cheminée

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MINDO



Nous laissons Quito pour nous rendre en bus à Mindo, petite bourgade au N.O. de la capitale. Le bus nous met déjà dans l’ambiance : il sert aussi bien de bus à touristes que de lien social. Des gens montent et descendent quelques kilomètres plus loin, certains donnent un paquet qui sera remis à quelqu’un d’autre à un prochain carrefour… Une route encaissée descend de 3000 à 1500 mètres, en traversant deux fois la ligne de l’équateur, et nous arrivons enfin à Mindo qui nous fait rapidement penser à une ville de chercheurs d’or. Une rue principale, de nombreuses bâtisses de bric et de broc en construction. Et l’or ? les oiseaux et papillons. Cette forêt tropicale exubérante fait le bonheur des chasseurs de papillons (mariposas) et nous, nous nous extasions devant des dizaines de
colibris voltigeant sous nos yeux. Les yeux acérés de Juliette nous permettent également de dénicher 3 toucans à quelques mètres de notre chambre.
Repos, randonnée au bord de la rivière et tyrolienne géante au-dessus de la canopée rythmerons nos quelques jours passés à Mindo.


                          

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QUITO


Nos premières impressions furent disons… humides. A tel point que même l’avion a refusé de se poser sur la piste. Les formalités d’immigration ont donc eu lieu à Guayaquil et quelques heures plus tard nous étions de nouveau à Quito. Quito est une grande agglomération, mais ce qui frappe surtout, c’est sa situation géographique ; la ville est lovée dans une vallée andine, presque à 3000m d’altitude, sur quelques kilomètres de large et près de 30km (selon les guides) de long. Nous n’en verrons en effet jamais les extrémités ! De nombreux quartiers investissent les flancs des montagnes environnantes et du volcan Pichincha. L’existence de la ville remonte à de lointaines civilisations précolombiennes, et Quito était aussi essentielle pour l’empire Inca. Mais contrairement à une ville comme Cuzco, plus aucune trace n’en subsiste. Le quartier colonial a été érigé à l’emplacement même de la ville inca. Ce quartier possède une forte concentration de population indigène. C’est là que nous passerons nos premières heures de touristes.
Nous passerons peu de temps dans le Quito moderne ; en fait, c’est même uniquement la recherche d’un chargeur d’ordinateur portable (l’idée pertinente d’avoir un seul chargeur pour les deux netbooks permettant d’assurer les cours des enfants, ce qui est censé économiser du poids, s’est révélée être paralysante quand celui-ci est tombé en rade au bout de 3 jours).
     

De Quito, nous retiendrons les grands parcs très verts, le musée des instruments anciens, la cérémonie de relève de la garde au palais présidentiel en présence de Rafael Correa (sentiments oscillant entre folklore indépendantiste, ferveur patriotique et culte de la personnalité…), les rues et monuments du vieux Quito, mais aussi un niveau de pauvreté élevé (qui se traduit notamment par de nombreux petits boulots de vendeurs à la sauvette ou cireurs de chaussures) et une pollution importante liée surtout aux nombreux bus dégageant un énorme nuage noir à chaque démarrage.
Nous sommes montés par le téléphérique à plus de 4000m pour dominer la ville de Quito.






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dimanche 17 juillet 2011

Présentation de notre voyage





          
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Nous partons fin juillet 2011 et revenons à Montesson début mai 2012.

Toutes nos excuses à tous ces enfants que les parents vont obliger à regarder les "C'est pas sorcier" sur les Incas ou sur le désert d'Atacama, ou à visionner les DVD "Le mystère de l'Ile de Pâques" ou "Les Aborigènes d'Australie", tout ça pour "profiter de l'expérience de Juliette et Sylien", alors que Schreck ou Harry Potter, ce serait quand même plus marrant...